RENCONTRE AVEC LE SURNATUREL

Publié le par Nysida

LA VIEILLE DAME


Pointe-à-Pitre, novembre 1963.
Laissez moi vous narrer une de mes rencontres avec le surnaturel qui, aujourd'hui encore, me fait frémir.
J'avais alors 9 ans et j'étais une élève sage de L'Externat Saint -Joseph de Cluny. J'avais à cette époque une amie prénommée Micheline.
Celle-ci, depuis quelques jours ne cessait de me dire que sa maison était hantée. Bien entendu, je ne la crus pas.
Devant mon incrédulité elle m'invita à déjeuner pour, disait-elle, voir par moi même.
Autorisation demandée à mes parents, je me rendis donc, un lundi à 11h30 à la sortie de l'école, dans sa maison.
C'était et c'est encore aujourd'hui, car elle existe encore, une maison en bois, située Chemin Des Petites Abymes. Elle est inoccupée depuis de nombreuses années.
Du trottoir, on y accèdait par un petit escalier.Celui-ci débouchait sur un couloir d'environ quatre mètres de long. De part et d'autre se trouvaient des pièces. Au bout de ce couloir, il y avait une grande salle servant de salon.
Au -delà de cette pièce, on découvrait une cour pavée.
En parcourant le couloir,  je passai devant une porte ouverte sur une chambre. Elle était occupée par une dame âgée que Micheline me présenta comme sa grand-mère.
Je m'avançai, dit bonjour à la vieille dame qui me répondit:
-Bonjour belle enfant.
Elle avait l'air serein et se balançait dans une ancienne chaise à bascules, communément appelée "berceuse"aux Antilles.
Derrière moi, Micheline murmurait:
-Tu verras,tu verras.
Nous déposâmes nos cartables et mîmes le couvert.
Sa mère, une jeune et très jolie femme, arriva un moment plus tard.
A cet instant, j'entendis le clocher de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul sonner les coups de midi. Il se produisit alors un évènement qui restera à jamais gravé dans ma mémoire.
On entendit un énorme bruit suivi de cris provenant de la chambre de la grand-mère. Micheline me lança:
-tu vois, je te l'avais dit!
Sa mère passa comme une flèche devant nous. Elle se précipita au secours de la vieille dame.Tirée par ma camarade, je la suivis. Et là...là...Ce que je vis me glaça d'effroi.
La grand-mère était encore assise dans sa "berceuse", la mère de Micheline couchée sur ses genoux. Le tout, la"berceuse "et les deux femmes à un mètre du sol. La grand-mère hurlait. Elle semblait recevoir des giffles.Ses yeux étaient exorbités.
Je ne pus voir la suite car, terrifiée, j'ai pris mes jambes à mon cou. J'ai couru le long du couloir qui me sembla interminable.
J'étais en état de choc.
Micheline est partie,quelques années plus tard, en France Métropolitaine et je ne l'ai jamais revue.

Publié dans MYSTERE

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Philémon & Virginie 29/08/2010 05:05



Bravo tatie continue à écrire ces belles histoires.